lundi 23 avril 2018

Dans la forêt

Titre : Dans la forêt
Auteur : Jean Hegland
Edition : Gallmeister
Pages : 300
Genre : Anticipation, Dystopie

ISBN : 978-2-35178-142-5


Résumé (Babelio) :

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Avis :

Ce sont deux de mes collègues qui l'ayant lu, en parlaient si bien que ça m'a donné envie de m'en faire mon propre avis. Et puis, une maison paumée dans la forêt dans un cadre dystopique, il m'en faut pas plus pour me convaincre !

J'ai vraiment été happée par cette singulière histoire. Je dis singulière car elle nous change de ce qu'on a l'habitude de lire. On assiste de très loin à l'extinction de la société telle qu'on la connait par le biais de deux sœurs âgées de dix-sept et dix-huit ans. L'une est passionnée par la danse l'autre par les études, l'apprentissage, la lecture. Chacune a des aspirations, des ambitions, des projets et elles travaillent d'arrache-pied pour y arriver. C'est sans compté sur la fin du monde qui vient tout changer. 
Au départ cela ressemble a une situation du type guerre mondiale: plus de vivres, communications coupées, climat froid. Puis, tout s'éloigne, s'éteint. Les filles sont seules. Et elles doivent cesser d'attendre une quelconque rescousse. Au départ, elles ne se départissent aucunement de leurs habitudes. Elles persistent à travailler dans leur domaine comme si du jour au lendemain elles allaient retourner à l'école, à la vie normale.
Pendant que l'une continue sans relâche à danser, sa sœur elle, commence à se préoccuper un peu plus de leur sort et cherche à glaner des informations dans ses encyclopédies au sujet de la terre, les plantes, les pousse etc. 
C'est ainsi que commence leur survie. 
C'est vraiment une magnifique et terrible réconciliation avec la nature et notre instinct primitif de survie. Les deux sœurs cherchent, trouvent déjouent des pièges et tentent coute que coute de faire sortir de cette terre la nourriture dont elles ont besoin. Le besoin. Voilà un sujet relevé dans le livre. De quoi avons-nous réellement besoin? Qu'est-ce qui est essentiel et vital? Qu'est-ce qui ne l'est pas ? C'est à ces questions notamment que Nell et Eva doivent répondre. A travers elles ont assiste à leur union, désunion, rêves, aspirations, on assiste à leur désespoir à l’échec et à la réussite. On assiste à la mort mais aussi la vie. 

Tout au départ nous force à penser que ça n'a pas de sens. Que c'est la fin du monde, la fin de la société impliquant donc la fin de tout. Mais petit à petit tout prends justement du sens et s'éclaire. Le retour à la vie, mère nature qui nous accueille, chaleureuse et sévère. 

C'est un livre très dur, cru, qui ne mâche pas ses mots. Les difficultés sont réelles, elles sont là. Mais l'espoir et la force, l'amour aussi, peuvent se révéler être de puissants outils.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Chers Moldus, je vous informe que ce blog n'ouvre aucune Beuglante et vous rappelle que le Quiditch est un sport fort défoulant.